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Actualité Juridique

N° 101 - 2006 - Semaine 14

 

EDITO

 

 

La famille sous haute surveillance.

 

Un projet de  réforme de notre dispositif de protection de l’enfance va être présenté mi-avril au Conseil des ministres par le Ministre de la famille. Il sera aussitôt déposé au Parlement.

 

D’autres dispositions feront partie d’un dispositif d’accompagnement mis en place sur trois ans avec les différents partenaires.

 

Le coût estimé de cette réforme est de 150 millions d’euros par an, 4.000 créations d’emplois étant promises sur trois ans.

 

Cette réforme s’organisera selon 3 grands axes : renforcer la prévention ;  organiser le signalement ;  diversifier les modes de prise en charge des enfants.

 

Le Conseil général assumera le rôle de chef de file de la protection de l’enfance.

 

Le dépistage est voulu plus précoce.

 

Ainsi, il est prévu l’identification des problèmes pouvant créer des difficultés futures dans le lien mère-enfant : lors du séjour à la maternité, les parents seront systématiquement mis en contact avec les services de la protection maternelle et infantile. Une visite de la PMI au domicile de la jeune mère sera automatique lorsque les services de la maternité auront identifié des difficultés.

 

Des bilans seront organisés à l’école maternelle, pour tous les enfants de 3-4 ans et à l’entrée en primaire, dans leur sixième année. Des lieux d’écoute et de médiation entre parents et d’adolescents seront également développés.

 

Un « mode d’emploi du signalement »  va être organisé avec, dans chaque département une « cellule de signalement ». De nouveaux dispositifs de l’aide sociale seront mis en œuvre avec l’accord des parents et des guides de bonnes pratiques élaborés avec les professionnels.

 

A l’instar du projet de réforme de la procédure pénale, ce projet de loi serait-il aveu d’un constat d’échec ?

 

Une seule chose importe : la France semble enfin vouloir se donner les moyens de protéger l’enfance. Reste à savoir s’ils seront assez efficace et si l’obstacle des échéances électorales pourra être surmonté.

 

Sur cette réforme, voir sur famille.gouv.fr un Communique du cabinet de Philippe Bas, Ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées,  aux personnes handicapées et à la famille : La réforme de la protection de l’enfance

 

http://www.famille.gouv.fr/com_pr/31_060316.htm

 

 

 

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1 - LOIS & REGLEMENTS

 

 

CONSOMMATION - GARANTIE DE CONFORMITE

 

Nous en avons parlé dans les n° 48,  72 et 99 :

 

Au J.O. n° 82 du 6 avril 2006, page 5198, la loi n° 2006-406 du 5 avril 2006 relative à la garantie de conformité du bien au contrat due par le vendeur au consommateur et à la responsabilité du fait des produits défectueux :

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSX0500076L

 

L’ordonnance n° 2005-136 du 17 février 2005 ratifiée par cette loi :

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSX0500005R

 

Sur tabaka.blogspot.com/ : La question semblait simple : le régime de la garantie de conformité des biens de consommation est-il applicable aux objets d'occasion vendus, notamment, lors de brocantes (et par extrapolation, sur des sites de vente entre particuliers).

 

Le ministre de l'Economie, des finances et de l'industrie apporte une réponse intéressante…

 

http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-67755QE.htm

 

 

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VIOLENCES - CONJUGALES

 

Nous en avons parlé dans le n° 99.

 

Au J.O. n° 81 du 5 avril 2006, page 5097, la loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs :

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSX0508260L

 

Sur le site du Sénat, le dossier :

 

http://www.senat.fr/dossierleg/ppl04-062.html

 

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SURENDETTEMENT - CREDIT

 

Sur le site du Sénat  une proposition de loi renforçant l'encadrement des contrats de crédit afin de prévenir le surendettement (texte de Mme Marie-Thérèse HERMANGE et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 27 février 2006 ).

 

Le dossier :

 

http://www.senat.fr/dossierleg/ppl05-226.html

 

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PASSEPORT ELECTRONIQUE

 

Nous en avons parlé dans le n° 99

 

Sur le site legifrance, un arrêté du 31 mars 2006 relatif aux actes de l'état civil requis pour la délivrance du passeport électronique.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTD0600220A

 

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CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE

 

Sur le site du Sénat  une proposition de loi tendant à l'abrogation du contrat "première embauche" et du contrat "nouvelles embauches"  (texte de Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 4 avril 2006).

 

Le dossier :

 

http://www.senat.fr/dossierleg/ppl05-290.html

 

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BAIL D’HABITATION - DROIT DE PEREMPTION

 

Sur le site du Sénat  une proposition de loi en navette modifiée par le Sénat en deuxième lecture relative au droit de préemption et à la protection des locataires en cas de vente d’un immeuble :

 

http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion3005.asp

 

 

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2 - JURISPRUDENCE

 

 

SOCIAL - CONVENTION INTERNATIONALE - CONTRAT DE TRAVAIL - RUPTURE

 

La Chambre sociale de la Cour de cassation a rendu le 29 mars 2006 un arrêt de cassation partielle n° 906 (pourvoi n° 04-46.499).

 

http://www.courdecassation.fr/agenda/agenda_new/I-2006-03-29-0446499-Decision-soc.htm

 

Précédé d’un COMMUNIQUE  du Service de documentation et d’études de la Cour de cassation :

 

Adoptée le 22 juin 1982 à Genève, ratifiée par la loi n° 88-1242 du 30 décembre 1998, et entrée en vigueur en France le 16 mars 1990, la Convention internationale du travail n° 158 concernant la cessation de la relation de travail à l’initiative de l’employeur dispose, dans son article 11 dont, en vertu de l’article 1er, l’application peut être assurée par voie de convention collective ou de toute autre manière conforme à la pratique nationale, que le travailleur qui va faire l’objet d’une mesure de licenciement aura droit à un préavis d’une durée raisonnable ou à une indemnité en tenant lieu. Cependant, aux termes du b) du paragraphe 2 de son article 2, un Etat peut exclure du champ d’application de l’ensemble ou de certaines des dispositions de la Convention notamment les travailleurs n’ayant pas la période d’ancienneté requise, à condition que la durée de celle-ci soit fixée d’avance et qu’elle soit raisonnable.

 

La législation française (combinaison des articles L. 122-5 et L. 122-6 du code du travail) prévoit que le salarié qui justifie chez le même employeur d’une ancienneté de services continus inférieure à six mois n’a droit à un délai-congé que si une loi, un convention ou accord collectif, ou à défaut des usages pratiqués dans la localité ou la profession en prévoient l’existence ou la durée.

 

Dans une affaire concernant un salarié qui avait été licencié alors qu’il avait une durée d’ancienneté inférieure à six mois et qu’aucune autre disposition du type de celles énumérées à l’article L. 122-5 précité ne prévoyait un délai congé, la cour d’appel lui avait néanmoins octroyé une indemnité à ce titre sur le fondement de l’article 11 de la Convention n° 158.

 

La première question qui se posait à la Cour de cassation était d’abord celle de l’application directe devant les juridictions nationales des dispositions en litige de cette Convention, c’est-à-dire les articles 1°, le b) du paragraphe 2 de l’article 2, et l’article 11. La Cour y répond par l’affirmative ,à l’instar du Conseil d’Etat dans son arrêt du 19 octobre 2005 ( section n° 283471 et autres) concernant le contrat nouvelles embauches.

 

La seconde question concernait la liceité, au regard de cette Convention, de l’exclusion de tout préavis, dans certains cas, pour des salariés licenciés alors qu’ils n’ont chez leur employeur qu’une ancienneté de services continus inférieure à six mois. Cette durée est-elle raisonnable au sens du b) du paragraphe 2 de l’article 2 de la Convention, pour exclure le droit à préavis ?

 

La Cour répond à cette question par l’affirmative en cassant la décision de la Cour d’appel.

 

Cette compatibilité des textes nationaux avec la norme internationale avait déjà été reconnue en 1995 par un rapport de la commission des experts de l’OIT. Bien qu’un tel avis ne présente pas de caractère normatif, il constitue cependant une analyse juridique précise faisant apparaître une interprétation de chaque disposition de la Convention et de son application par les Etats signataires. Ainsi, ce rapport souligne “qu’en réponse à la question d’un gouvernement de spécifier, dans l’instrument, la durée du préavis en fonction de l’ancienneté ou de la qualification du salarié, il a été jugé préférable de laisser à chaque Etat membre le soin de régler la question et qu’en cas de contestation, il appartiendrait aux organes de contrôle d’apprécier le caractère “raisonnable" de la durée”. Il précise également que “l’augmentation du délai de préavis en fonction de l’ancienneté constitue souvent le critère principal pour déterminer la durée du préavis, celui-ci étant en fonction de l’ancienneté de service” et cite à ce propos les articles L.122-5 et L.122-6 du Code du travail français avec le double mécanisme d’ancienneté “sous réserve de dispositions du contrat de travail ou de la convention collective ou d’usages plus favorables.”

 

L’interprétation de la Cour de cassation rejoint cette solution, qui ressortait également des travaux préparatoires de la loi de ratification de la Convention. Lors des débats parlementaires, les rapporteurs du texte devant l’Assemblée Nationale et le Sénat avaient en effet clairement affirmé que la législation était très largement en concordance avec cette convention.

 

http://www.courdecassation.fr/agenda/agenda_new/I-2006-03-29-0446499-Communique-soc-definitif.htm

 

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EGALITE DES CHANCES

 

Nous en avons parlé dans le n° 100.

 

Au J.O. n° 84 du 8 avril 2006, page 5306, le mémoire en réplique présenté par les députés signataires du recours dirigé contre la loi pour l'égalité des chances

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=CSCL0609218X

 

 

 

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SOCIAL - REPRESENTATION DES SALARIES

 

La Chambre sociale de la Cour de cassation a rendu le 28 mars 2006 un arrêt de rejet n° 895 (pourvoi n°04-45.695).

 

http://www.courdecassation.fr/agenda/agenda_new/I-2006-03-28-0445695-Decision-soc.htm

 

Précédé d’un COMMUNIQUE  du Service de documentation et d’études de la Cour de cassation :

 

L’article 28-I de la loi du 19 janvier 2000 répute signés sur le fondement de ses dispositions, lorsqu’ils leur sont conformes, les conventions et accords collectifs conclus en application de la loi du 13 juin 1998.

 

Ainsi l’article 19-6 de la loi du 19 janvier 2000 est applicable à l’accord de réduction du temps de travail signé par une entreprise et des salariés mandatés par une organisation syndicale, dès lors que cet accord est conforme aux dispositions de l’article précité en ce qu’il prévoit la participation des salariés mandatés à une commission de suivi de l’accord.

 

Doivent notamment être respectées les dispositions qui prévoient que les salariés mandatés peuvent participer au suivi de l’accord dans la limite de douze mois et que le licenciement des anciens salariés mandatés est soumis aux dispositions de l’article L. 412-18 du code du travail relative à l’autorisation administrative de licenciement pendant une période de 12 mois à compter de la fin de leur mandat.

 

La chambre en a conclu, dans la présente espèce où le licenciement d’un salarié mandaté était intervenu postérieurement à la promulgation de la loi du 19 janvier 2000 et où le délai de protection de 12 mois résultant de l’article 19-6 de cette loi dont il bénéficiait n’était pas expiré, que l’employeur aurait du solliciter l’autorisation de l’inspecteur du travail, ce qu’il n’avait pas fait, de sorte que le licenciement de ce salarié protégé était nul.

 

Cette décision , qui s’inscrit dans le souci d’appréhender les deux lois du 13 juin 1999 et du 19 janvier 2000, dites “lois Aubry 1 et Aubry 2 “, comme un ensemble juridique, est à rapprocher des quatre arrêts rendus par la chambre sociale le 15 mars 2000 et notamment de l’arrêt correspondant au pourvoi 03-48.027 qui a fait une application combinée des articles 28-I et 30-II de la loi du 19 janvier 2000 (voir le communiqué concernant ces quatre arrêts).

 

http://www.courdecassation.fr/agenda/agenda_new/I-2006-03-28-0445695-Communique-soc-definitif.htm

 

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PROCEDURES COLLECTIVES - FIXATION DE LA CREANCE OFFICE DU JUGE

 

La Chambre commerciale de la Cour de cassation a rendu le 4 avril 2006 un arrêt de cassation n° 469 (pourvoi n° 05-10.416) : sous le visa des articles L. 621-41 et L. 622-3 du Code de commerce dans leur rédaction antérieure à la loi du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises :

 

Attendu que, sous réserve des dispositions relatives aux instances devant la juridiction prud’homale, les instances en cours à la date du jugement d’ouverture de la liquidation judiciaire sont suspendues jusqu’à ce que le créancier poursuivant ait procédé à la déclaration de sa créance ; qu’elles sont alors reprises de plein droit, le liquidateur dûment appelé, mais tendent uniquement à la constatation des créances et à la fixation de leur montant ;

 

Attendu, selon l’arrêt attaqué et les productions, que par acte du 12 mars 1993, l’Association centrale des autos taxis de Strasbourg, dénommée ACAT Taxi 13, Novotaxi (l’association Novotaxi) a assigné l’association France Taxi aux fins de la voir déclarer responsable d’actes de concurrence déloyale et d’obtenir sa condamnation au paiement de dommages-intérêts ; que le tribunal a déclaré l’association Novotaxi “irrecevable et mal fondée en sa demande” ; que l’association Novotaxi a relevé appel de cette décision ; que par jugement du 14 octobre 1999, l’association France Taxi a été mise en liquidation judiciaire, Mme X... étant désignée liquidateur ; que par arrêt du 7 mai 2003, la cour d’appel, qui a statué sur différentes demandes, a ordonné la réouverture des débats en ce qui concerne la demande dirigée à l’encontre de l’association France Taxi, exclusivement aux fins de régularisation de la procédure et de production par l’association Novotaxi d’une déclaration de créance régulièrement effectuée entre les mains du liquidateur et a sursis à statuer sur le surplus des demandes ;

 

Attendu que pour déclarer irrecevables les conclusions prises par l’association Novotaxi à l’encontre de l’association France Taxi et de Mme X..., ès qualités, l’arrêt relève qu’après la réouverture des débats, l’association Novotaxi n’a pas régularisé ses conclusions puisqu’elle persiste à réclamer la condamnation solidaire de l’association France Taxi et de Mme X... au paiement de diverses sommes ;

 

Attendu qu’en statuant ainsi, alors qu’ayant constaté que le liquidateur judiciaire de l’association France Taxi était dans la cause et que l’association Novotaxi avait déclaré sa créance, il lui appartenait de se prononcer d’office sur l’existence et le montant de celle-ci, peu important que les conclusions de l’association Novotaxi aient tendu à une condamnation au paiement, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;

 

http://www.courdecassation.fr/agenda/agenda_new/I-2006-04-04-0510416-Decision-com.htm

 

 

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CONFLIT DE JURIDICTIONS - DIVORCE

 

La Première chambre civile de la Cour de cassation a rendu le 28 mars 2006 un arrêt de rejet n° 589 (pourvoi n° 04-20.362) :

 

Sur le moyen unique, pris en ses deux branches :

 

Attendu que M. X..., de nationalité marocaine, et Mme Y..., de nationalité française, se sont mariés au Maroc en 1985 ; qu’ils ont eu trois enfants et se sont établis au Maroc ; qu’en août 2002, Mme Y... s’est installée en France avec les enfants ; qu’elle a déposé une requête en divorce ; que M. X... a soulevé l’incompétence de la juridiction française au profit de la juridiction marocaine ;

 

Attendu qu’il est fait grief à l’arrêt attaqué (Caen, 26 février 2004) d’avoir rejeté l’exception d’incompétence (…)

 

Mais attendu que l’article 11 de la Convention franco-marocaine du 10 août 1981 n’édicte que des règles indirectes de compétence ; que, dès lors, l’arrêt qui relève, d’une part, que Mme Y... a en France, avec les enfants, une résidence stable et habituelle et, d’autre part, qu’elle est de nationalité française en déduit exactement que, Mme Y... invoquant le privilège de juridiction, les tribunaux français étaient compétents en application de l’article 14 du Code civil ; que le moyen n’est pas fondé ;

 

http://www.courdecassation.fr/agenda/agenda_new/I-2006-03-28-0420362-Decision-civ1.htm

 

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BAIL RURAL

 

La Troisième chambre civile de la  Cour de cassation a rendu le 5 avril 2006 un arrêt de Cassation n° 466 (pourvoi n° 05-10.761), sous le visa de l’article 1218 du Code civil, ensemble l’article L. 411-31 du Code rural :

 

Attendu que l’obligation est indivisible, quoique la chose ou le fait qui en est l’objet soit divisible par sa nature, si le rapport sous lequel elle est considérée dans l’obligation ne la rend pas susceptible d’exécution partielle ;

 

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Bourges, 2 avril 2004), que les époux Y... ont consenti en 1991 un bail à ferme à M. X... ; qu’à la suite du décès des bailleurs, leurs deux fils, Christian et Roland ont partagé les biens affermés aux termes d’un acte notarié du 22 mars 1997 ; que M. Christian Y... a, en janvier 2003, demandé la résiliation du bail pour non-paiement des fermages ;

 

Attendu que pour accueillir la demande, l’arrêt retient qu’à la suite de l’acte de partage, chacun des deux frères est devenu bailleur de M. X... pour les parcelles lui appartenant, sans avoir à recourir à la rédaction d’un nouveau bail, que le preneur ne peut soutenir ignorer cet état de droit puisqu’il en a été averti et qu’il convient de prononcer la résiliation du bail, cette résiliation ne concernant que les parcelles dont M. Christian Y... est propriétaire ;

 

Qu’en statuant ainsi, alors que le partage consécutif aux décès des bailleurs n’avait pas eu pour effet de rendre le bail à ferme divisible, la cour d’appel a violé le texte susvisé ;

 

http://www.courdecassation.fr/agenda/agenda_new/I-2006-04-05-0510761-Decision-civ3.htm

 

 

 

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3 - SUR LE NET

 

 

SAUVEGARDE DES ENTREPRISES

 

En ligne sur le site du Village de la Justice : Le nouveau droit des entreprises en difficulté. La loi de sauvegarde des entreprises crée un nouvel équilibre des pouvoirs, par Eryck Schekler :

 

…La loi du 27 juillet 2005 traduit un nouvel équilibre des pouvoirs entre les acteurs : débiteur, créanciers, organes de la procédure. Six procédures sont désormais possibles. Trois sont nouvelles : la conciliation, la sauvegarde et la liquidation judiciaire simplifiée. Trois sont anciennes : le mandat ad hoc, le redressement judicaire et la liquidation judiciaire. Cet éventail de procédures, dont certaines sont amiables, permet au chef d’entreprise utilement éclairé, de choisir celle qui est le mieux adaptée à sa situation

 

http://www.village-justice.com/articles/nouveau-droit-entreprises-difficulte,1905.html

 

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ENFANT - PROTECTION - REFORME

 

Voir l’édito.

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JUSTICE - DYSFONCTIONNEMENT - PROCEDURE PENALE - REFORME

 

Continuons notre chronique d’une réforme annoncée (voir les n° 89, 90, 91, 9293,  94, 95, 96, 97, 98, 99, 100).

 

En ligne sur le site du Ministre de la justice, le discours de Pascal Clément, garde des Sceaux : Etats Généraux de la Justice Pénale du CNB.

 

Je tiens à rappeler à ce propos que la justice n’appartient à personne, à aucune profession ou aucun parti. C’est un bien commun qu’il nous appartient de préserver. Chacun doit donc pouvoir participer à ce débat en se rappelant que notre justice est humaine et que tous les systèmes comportent des avantages, mais également des inconvénients...

 

L’ouverture de la Justice est devenue une nécessité. Si l’institution judiciaire communique, ses décisions sont acceptées et comprises. La transparence asseoit la légitimité...

 

C’est esprit d’ouverture qui doit également guider le fonctionnement même de la Justice

 

http://www.justice.gouv.fr/discours/d060406.htm

 

Sur humanite.presse.fr/ : Une justice d’abattage  Par Dominique Noguères :

 

La nécessité ou le besoin d’avoir une justice rapide est de plus en plus un fait politique. Les discours sécuritaires auxquels nous assistons depuis quelques années et les propos officiels tenus par des personnalités haut placées révèlent le malaise de notre société incapable de gérer ses propres dysfonctionnements. Ces discours se traduisent de manière très nette dans l’exercice de la justice à qui l’on demande des réponses pénales immédiates et de juger en temps réel. La procédure de comparution immédiate, qui se veut un signe fort envers les prévenus, a des effets pervers…

 

http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-04-08/2006-04-08-827802

 

Sur Le Figaro Outreau : le chantier de la procédure pénale

 

La commission d'enquête parlementaire achève ses auditions mercredi avec le garde des Sceaux. Ses membres ont acquis une conviction ...

 

 http://www.lefigaro.fr/france/20060410.FIG000000250_outreau_le_chantier_de_la_procedure_penale.html

 

Sur Les Échos : Gauche et droite convergent sur certains aspects de la réforme ...

 

Le président de la commission d'enquête parlementaire sur Outreau, le député André Vallini, par ailleurs secrétaire national du PS chargé de la justice ...

 

http://www.lesechos.fr/info/rew_france/4407516.htm

 

Sur Nouvel Observateur : La commission Outreau s'efforcera de rendre un avis unanime

 

Philippe Houillon, le rapporteur (UMP) de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau, qui doit présenter des propositions de ...

 

http://permanent.nouvelobs.com/politique/20060408.FAP9229.html?1916

 

Sur Libération : Le chantier de la justice vu par les barreaux :

 

Plus de 200 heures d'auditions au compteur, sans parler des multiples invitations à des réunions et colloques. Les président ...

 

http://www.liberation.fr/page.php?Article=373142

 

Sur Nouvel Observateur : Divergences au sein de la commission Outreau

 

Le rapporteur Philippe Houillon évoque des divergences qui ne recoupent pas le clivage droite-gauche. P hilippe Houillon, le rapporteur ... 

 

http://permanent.nouvelobs.com/societe/20060409.OBS3488.html

 

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AVOCAT - CLASS ACTION

 

En ligne sur un petit blog sur l’e-commerce : Les associations de consommateurs souhaitent une class action.

 

Plusieurs associations de consommateurs se sont prononcées hier en faveur de l'introduction rapide, en droit français, de la class action.

 

Dans un communiqué commun, la CLCV, la CNAFC, la CSF, Familles de France, Familles rurales, l'UFC Que Choisir et l'UNAF s'associent et lancent un appel aux législateurs (parlementaires et gouvernement) afin de créer "l'action de groupe à la française".

 

http://tabaka.blogspot.com/2006/04/les-associations-de-consommateurs.html

 

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COMMERCE - JUGES

 

Le site du Village de la Justice nous signale le site de la Conférence des Juges Consulaires de France :

 

http://cgtribc.org/

 

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MANDAT D’ARRET EUROPEEN

 

Sur publiciste.blogspirit.com : Le mandat d'arrêt européen :

 

Le garde des sceaux, ministre de la Justice, a présenté une communication relative au mandat d'arrêt européen.

 

Jusqu'en 2004, l'arrestation et la remise d'une personne à des autorités étrangères relevaient d'une procédure judiciaire et administrative qui pouvait durer jusqu'à dix-huit mois.

 

La loi du 9 mars 2004, qui a transposé en droit français la décision-cadre du 13 juin 2002...

 

http://publiciste.blogspirit.com/archive/2006/04/08/le-mandat-d-arret-europeen.html

 

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MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE

 

Sur publiciste.blogspirit.com : Médiateur de la République : Un grand nombre des dossiers traités en 2005 entrent dans la sphère sociale :

 

Le rapport 2005 du Médiateur de la République, présenté le 27 mars, fait état de 907 dossiers ouverts en matière sociale en 2005 soit une augmentation de 4 % par rapport à 2004 et 649 dossiers clos en 2005 contre 653 en 2004. Le domaine social a représenté en 2005 19,5 % des dossiers clos par les services centraux du médiateur et 31 % des réclamations enregistrées par ses délégués. Bilan...

 

http://publiciste.blogspirit.com/archive/2006/04/04/mediateur-de-la-republique-un-grand-nombre-des-dossiers-trai.html

 

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COMMERCE - BICENTENAIRE

 

Le site du Village de la Justice nous signale le site du bicentenaire du Code de commerce : (avec en PDF, la première édition du Code, en 1810).

 

http://www.bicentenaireducodedecommerce.org/

 

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FONCTIONNAIRE -STATUT

 

le site Servicedoc.info, signale la nouvelle édition au JO du statut général des fonctionnaires (la lettre de la Documentation française n° 98 du 31 mars 2006), Édition mise à jour au 17 janvier 2006

 

Cette nouvelle édition publiée par La Direction des Journaux officiels et diffusée dorénavant, comme toute la collection « Législation et réglementation, par La Documentation française, comporte

- les textes de base du statut général des fonctionnaires

- les textes d’application relatifs au statut des fonctionnaires de l’Etat

 

Incontournable.

 

778 pages, 33,33 euros

 

http://www.servicedoc.info/Nouvelle-edition-au-JO-du-statut.html

 

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue/9782110761637/index.shtml

 

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JUSTICE - PROFESSIONNELS DU DROIT - SERVICES EN LIGNE

 

Le site Servicedoc.info, signale : Ouverture de l’accès professionnel sur le site du ministère de la Justice : Signalé par Thomas Saint-Aubin sur la liste juriconnexion, le ministère de la Justice ouvre un "accès professionnels" sur son site Internet.

 

http://www.servicedoc.info/Ouverture-de-l-acces-professionnel.html

 

Cet espace référence les publications et services en ligne du ministère à destination des professionnels du droit.

 

www.justice.gouv.fr/accesprof.htm

 

Cinq sites internet sont proposés :

 

Le site de l’entraide civile internationale

 

Mis en place en 2004 pour assurer une large diffusion des modalités de transmission d’actes judiciaires et extra judiciaires à destination de l’étranger, le site de l’entraide judiciaire civile internationale a été entièrement revu afin de prendre en compte les dernières évolutions normatives et a été élargi à d’autres secteurs de l’entraide.

 

www.entraide-civile-internationale.justice.gouv.fr

 

Le site sur les dossiers-types de cession d’offices ministériels

 

Le ministère de la Justice a jugé utile de mettre à la disposition des professionnels, candidats à la reprise d'un office ministériel ou à l'acquisition de parts d'une société titulaire d'un office, un dossier type.

 

Désormais, les dossiers devront être déposés aux Parquets compétents une fois instruits, selon ce modèle

 

www.transmission-office-ministeriel.justice.gouv.fr

 

 OUTILS DE TRAVAIL TECHNIQUES

 

Le ministère de la Justice met à la disposition des professionnels et de ses partenaires des outils de travail techniques qui présentent les modalités d'application d'une réforme ou une politique judiciaire, des dispositifs méthodologiques particuliers

 

http://www.justice.gouv.fr/publicat/fiches2.htm

 

FORMULAIRES A DISPOSITION

 

Le ministère de la Justice met à la disposition des professionnels les principaux formulaires CERFA nécessaires à leur activité

 

http://www.justice.gouv.fr/vosdroit/cerfa2.htm

 

LA VEILLE JURIDIQUE  

 

La rubrique ’’actualité législative et règlementaire’’ présente les derniers textes en projet ou récemment publiés par le ministère. Des espaces Internet dédiés à certaines grandes réformes sont également proposés.

 

http://www.justice.gouv.fr/actualites/actualites.htm

 

 

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La communication au public par voie électronique est libre.

Article 1er de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique

 

 

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Retrouvez le dernier Web Info Hebdo, les index 2004, 2005, 2006 et les archives, depuis janvier 2004, sur :

 

http://www.webinfohebdo.com

 

Web Info Hebdo est également en ligne sur le site de l’ordre des avocats du Barreau d’Aix-en-Provence.

 

N’hésitez pas à nous transmettre des informations juridiques.

 

Directeur de la publication : Nicolas CREISSON

 

contact@webinfohebdo.com