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Actualité juridique 

N° 59 - Semaine 22- 2005

 
 

EDITO

 

Peut-être se souvient-on du film Class Action, dans lequel Julia ROBERTS, appliquant le principe selon lequel l’union fait la force, arrive à fédérer, puis obtenir réparation à une multitude de victimes contaminée par une usine chimique appartenant à une puissante société.

 

L’action de groupe (en anglais, class action) existe depuis longtemps aux Etats-Unis. Elle se définie comme une action en justice collective, au cours de laquelle des victimes potentielles (qui peuvent être des millions) réclament réparation d’un même préjudice.

 

De prime abord, une telle action apparaît inconcevable en France, car contraire au principe selon lequel Nul ne plaide par Procureur. De surcroît, elle flétrirait la déontologie des avocats qui prohibe le démarchage et le pacte de quota litis.

 

Ce n’est pas la position d’une équipe d’avocats qui vient de prendre l’initiative de « lancer » la première class action française.

 

Leur site http://classaction.fr/ explique que cette action est créée pour permettre aux consommateurs de faire valoir judiciairement des droits qu’il leur est impossible, compte tenu des contraintes économiques, de faire valoir individuellement.

 

Ce qui nous intéresse, c’est qu’il est également proposé aux avocats de France la mise à la disposition de ce site, outil de gestion des « class actions » adapté à la législation française et à la déontologie des avocats français.

 

Fidel à sa tradition, le Web Info Hebdo vous propose cette semaine les réactions des commentateurs.

 

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En ligne sur le site du Figaro, l’article sous la plume de Marie-Christine Tabet : Démarchage de clients, honoraires minimes : le Conseil de l'ordre s'interroge sur la légalité de ces méthodes. Le site classaction.fr jette le trouble chez les avocats.

 

Payer 12 euros pour espérer en empocher 1 000 ! Le rendement envisagé par classaction.fr a de quoi allécher les consommateurs. Lancé par un groupe d'avocats français, ce site Internet est destiné à regrouper les consommateurs désireux d'engager une action collective contre une entreprise ou un groupe industriel. Selon l'un de ses fondateurs, Me Jean-Marc Goldnadel, plus de 400 personnes se seraient déjà inscrites pour participer à la première assignation proposée devant le tribunal de commerce contre les principales sociétés d'édition vidéo et leurs dispositifs anticopie. «Ils seront rapidement plus d'un millier», pronostique l'avocat... La suite :

 

http://www.lefigaro.fr/france/20050528.FIG0168.html?224026

 

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Sur le site de la CLCV (association de consommateur) : Les actions collectives : Nous sommes pour !

 

De nombreux préjudices ne sont jamais réparés et de nombreuses affaires ne vont jamais jusqu'au devant des tribunaux, pour la principale raison que les procédures sont contraignantes pour les consommateurs qui, résignés, préfèrent donc négocier avec les professionnels quitte à ce que ce soit au dépend de leurs droits (…).

 

Ce système présente un réel avantage puisque la décision prise par le tribunal serait alors effective pour tous les consommateurs, mêmes pour ceux non représentés lors du procès. De plus, un même préjudice serait traité avec équité, évitant ainsi des décisions différentes pour un même litige, ce qui peut parfois se produire avec le système actuel.

 

Les détracteurs d'un tel système mettent en avant les dérives possibles. Certes, il est nécessaire de mettre des gardes fous afin de limiter la multiplication des recours abusifs. Pour cela nous proposons : d'une part un " contrôle de l'opportunité " effectué par le juge permettant de vérifier la recevabilité du recours avant de lancer une procédure judiciaire. D'autre part, afin de limiter les personnes susceptibles d'agir, il est nécessaire de réserver cette procédure aux associations de consommateurs qui ont fait la preuve, à travers les doits qu'elles détiennent actuellement, qu'elles savaient utiliser les procédures législatives avec discernement. Enfin nous souhaitons que les actions collectives concernent appliquées pour tout ce qui relève du droit de la consommation et des infractions à la concurrence… La suite :

 

http://www.clcv.org/index.php?v=detail&a=info&id=328

 

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Sur le site du Village de la Justice : Première class action en France contre les éditeurs vidéo.

 

Le 18 mai 2005, un groupe d’avocats, représentant des consommateurs de DVD protégés par des systèmes anti-copie, a assigné, devant le Tribunal de commerce de Paris, six grands éditeurs vidéo.

 

Il s’agit de la première action de groupe ou "class action" exercée en France pour la simple et bonne raison que ce type d’action n’est pas encore encadré en droit français. Pourtant, ce groupe d’avocats qui a créé le site www.classaction.fr a décidé d’assigner Warner Bros France, Gaumont Columbia Tristar Home Video, TF1 Video, Buena Vista Home Entertainment et Universal Pictures France.

 

 

http://www.village-justice.com/articles/Premiere-class-action-France-contre,1197.html

 

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Sur le site du Village de la Justice, un rapport de la Commission transversale du CNB sur la "Class Action à la française"

 

Suite à la demande du Président du Conseil national des barreaux, Monsieur BENICHOU, une Commission dite Transversale a été créée afin de réfléchir au problème de l’éventuelle extension en droit français des quelques actions collectives existant déjà dans notre Droit positif (…).

 

Finalement, la Commission s’est prononcée à une quasi-unanimité pour l’extension à la France des "class actions" américaines. Pour reprendre le rapport, "Elle a estimé que l’action collective permettait d’atteindre beaucoup plus rapidement et efficacement une sécurité juridique que l’émiettement des procédures individuelles ne permet pas à l’heure actuelle"… La suite :

 

http://www.village-justice.com/articles/Rapport-Commission-transversale-Class,894.html

 

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Sur le site Servicedoc.info, Culture Droit et les Editions juridiques LEXBASE, partenaires du colloque « LES ACTIONS COLLECTIVES : POINTS COMMUNS ET DIVERGENCES DES EXPERIENCES AMERICAINES ET EUROPEENNES » organisé par la Cour de cassation et l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice (IHEJ) vous invitent à participer aux...La suite :

 

http://www.servicedoc.info/breve.php3?id_breve=973

 

 

Sur le site quebecoislibre, un article (déjà ancien), sous la plume de Mathieu Laine : CONTRE LA « CLASS ACTION » À LA FRANÇAISE

 

                                                                                                                                                                  

Jacques Chirac vient de renouveler sa volonté de « proposer une modification de la législation pour permettre à des groupes de consommateurs et à leurs associations d'intenter des actions collectives contre les pratiques abusives observées sur certains marchés », annonçant ainsi l'adoption d'une « class action » à la française avant la fin de l'année. Si un grand nombre d'associations de consommateurs se réjouissent de la volonté présidentielle d'introduire, en France, un système de plainte civile en nom collectif, il y a pourtant toutes les raisons d'espérer qu'un tel projet ne voie pas le jour.

 

http://www.quebecoislibre.org/05/050415-15.htm

 

 

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1 - LOIS & REGLEMENTS

 

 

PROCEDURE PENALE - INFORMATIQUE ET LIBERTE

 

Au J.O. n° 125 du 31 mai 2005, page 9686, est publié un décret n° 2005-627 du 30 mai 2005 modifiant le code de procédure pénale et relatif au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles et au casier judiciaire

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSD0530078D

 

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Sur Legifrance, au J.O. n° 124 du 29 mai 2005, est publié un décret n° 2005-585 du 27 mai 2005 modifiant le décret n° 87-249 du 8 avril 1987 relatif au fichier automatisé des empreintes digitales géré par le ministère de l'intérieur.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTD0500125D

 

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AVOCAT CONDITION D’ACCES A LA PROFESSION

 

Au J.O. n° 125 du 31 mai 2005, page 9684, est publié un décret n° 2005-626 du 30 mai 2005 relatif aux conditions d'accès à certaines professions judiciaires ou juridiques.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSC0520376D

 

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ETRANGERS - ENTREE ET SEJOUR

 

Sur Legifrance, au J.O. n° 125 du 31 mai 2005, page 9656, est publié un décret n° 2005-615 du 30 mai 2005 modifiant le décret n° 82-440 du 26 mai 1982 portant application des articles 23, 24, 25 bis, 27 ter, 28 et 33 de l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France.

 

A noter plus spécialement, le nouvel article 9-1.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTD0500141D

 

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ETRANGERS - RETENTION ADMINISTRATIVE

 

Sur Legifrance, au J.O. n° 125 du 31 mai 2005, page 9657, est publié un décret n° 2005-616 du 30 mai 2005 relatif à la Commission nationale de contrôle des centres et locaux de rétention administrative et des zones d'attente pris en application de l'article 35 nonies de l'ordonnance n° 45-2658 du 2 novembre 1945 modifiée.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTD0500138D

 

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Au J.O. n° 125 du 31 mai 2005, page 9658, est publié un décret n° 2005-617 du 30 mai 2005 relatif à la rétention administrative et aux zones d'attente pris en application des articles L. 111-9, L. 551-2, L. 553-6 et L. 821-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=INTD0500139D

 

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PROCEDURE PENALE - DROIT COMPARE

 

En ligne sur le site du Sénat, une étude de législation comparée : Les procédures pénales accélérées

 

Entrait : Au cours des dernières années, les procédures pénales simplifiées se sont donc multipliées et leur champ d'application s'est peu à peu étendu. Confrontés comme la France à la surcharge des tribunaux et à la nécessité de garantir la célérité de la procédure pénale, les pays qui nous entourent ont instauré des dispositifs similaires, que les travaux menés actuellement par la mission d'information de la commission des lois sur les procédures accélérées de jugement en matière pénale donnent l'occasion d'analyser.

 

L'examen des législations étrangères fait apparaître que l'accélération de la procédure pénale résulte principalement de trois mécanismes, les deux derniers étant fréquemment combinés :

- le remplacement de la procédure orale par une procédure écrite ;

- la suppression de l'une des phases du procès ;

- la simplification de la procédure tout au long du procès… La suite :

 

http://www.senat.fr/lc/lc146/lc146.html

 

Voir la note de synthèse :

 

http://www.senat.fr/lc/lc146/lc1460.html#toc0

 

Voir également le communiqué de presse  du 30 mai 2005

 

http://www.senat.fr/presse/cp20050530.html

 

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PENAL - INTERNATIONAL

 

Sur le site du Sénat, un projet de loi autorisant la ratification de la convention des Nations unies contre la corruption.

 

http://www.senat.fr/dossierleg/pjl04-356.html

 

Les tribunaux de commerce dont la liste suit sont supprimés à compter du 1er juin 2005 :

 

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BALO

 

Sur Legifrance, au J.O. n° 124 du 29 mai 2005, page 9474, est publié un décret n° 2005-582 du 27 mai 2005 relatif au Bulletin des annonces légales obligatoires

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=PRMX0400267D

 

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Sur le site Servicedoc.info, et sous la plume de Stéphane Cottin, : Décret de "création" du BALO

 

Le Journal officiel du 29 mai 2005 offre une information intéressante en matière de diffusion des données publiques juridiques : celles concernant notamment le BALO, Bulletin des annonces légales obligatoires, via un Décret n° 2005-582 du 27 mai 2005 relatif au Bulletin des annonces légales obligatoires, et un Arrêté du 27 mai 2005 fixant les modalités de transmission des insertions au Bulletin des annonces légales obligatoires.

 

Cet ensemble abroge l’ancien décret du 27 février 1907 qui n’en faisait qu’une "annexe du JO" : le BALO est donc consacré dans les textes (en l’occurence dans une loi de 1907 qui est ici appliquée).

 

On peut aussi affirmer qu’il est surtout inscrit implicitement dans le SPDDI via l’article 2 du décret suscité :

 

"Le Bulletin des annonces légales obligatoires est publié sous forme électronique, par la Direction des Journaux officiels, dans des conditions de nature à garantir son authenticité et son accessibilité permanente et gratuite."

 

http://www.servicedoc.info/article.php3?id_article=347

 

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TRIBUNAUX DE COMMERCE

 

Sur Legifrance, au J.O. n° 125 du 31 mai 2005 est publié un décret n° 2005-624 du 27 mai 2005 portant suppression de tribunaux de commerce.

 

Sont concernés :

 

Dans le ressort de la cour d'appel d'Angers : Mayenne.

Dans le ressort de la cour d'appel de Bastia : L'Ile-Rousse.

Dans le ressort de la cour d'appel de Besançon : Salins-les-Bains.

Dans le ressort de la cour d'appel de Bourges : Issoudun.

Dans le ressort de la cour d'appel de Grenoble : Montélimar.

Dans le ressort de la cour d'appel d'Orléans : Romorantin-Lanthenay.

Dans le ressort de la cour d'appel de Rennes : Paimpol.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSB0510184D

 

Au J.O. n° 125 du 31 mai 2005, un décret n° 2005-625 du 27 mai 2005 modifiant le décret n° 91-692 du 18 juillet 1991 modifié fixant le nombre des juges et le nombre des chambres des tribunaux de commerce, le nombre des assesseurs des chambres commerciales des tribunaux de grande instance du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle et le nombre des juges élus des tribunaux mixtes de commerce des départements d'outre-mer.

 

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSB0510248D

 

 

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2 - JURISPRUDENCE

 

Note : Les décisions de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat citées sont en ligne sur Legifrance : allez dans Accueil / Jurisprudence, choisissez la juridiction et entrez simplement le numéro de l’affaire (n° de pourvoi, pour la Cour de cassation). Les décisions trop récentes et les décisions de l’Assemblée plénière et des Chambres mixtes, accompagnées d’un communiqué, des conclusions de l’avocat général et du rapport du Conseiller rapporteur, sont disponibles sur le site de la Cour de cassation, il faut alors rechercher par la Chambre de la Cour et la date de l’arrêt.

 

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PRISON - LIBERTE DE REUNION - LIBERTE DE SUFFRAGE

 

En ligne sur le site du Conseil d’Etat, une Ordonnance du juge des référés du 27 mai 2005 N° 280866, SECTION FRANCAISE DE L'OBSERVATOIRE INTERNATIONAL DES PRISONS - M. BRET - Mme BLANDIN.

 

Cette ordonnance est précédée d’un communiqué de presse du 27 mai 2005 : Le Conseil d'Etat rejette la demande de suspension des effets de la décision par laquelle le garde des Sceaux a refusé d'accueillir la demande de parlementaires tendant à l'organisation de débats sur la Constitution européenne dans les prisons.

                                                                                                                                                                                          

Extrait : Au cours de contacts pris à partir du début du mois de mars 2005, l'association " Dès maintenant ", spécialisée dans les questions pénitentiaires, avait sollicité auprès de l'administration pénitentiaire l'organisation de débats dans les prisons au sujet du traité établissant une Constitution pour l'Europe. Le directeur de l'administration pénitentiaire ayant gardé le silence sur cette demande, une décision implicite de refus est née, que les requérants étaient donc recevables à déférer au juge des référés du Conseil d'Etat.

 

Celui-ci a néanmoins rejeté la requête, présentée par la section française de l'observatoire international des prisons et les sénateurs Bret et Blandin.

 

Les requérants estimaient que l'article 719 du code de procédure pénale devait conduire le garde des Sceaux à autoriser l'organisation de tels débats. Mais ces dispositions, qui ouvrent un " droit de visite " à tout moment des locaux pénitentiaires aux députés et sénateurs, ont pour seul objet de permettre aux élus de la Nation de vérifier que les conditions de détention sont conformes à la dignité de la personne humaine, sans leur conférer le droit d'exercer dans les prisons une mission de représentation du corps électoral, et donc d'y organiser des débats de nature politique. L'ordonnance indique en outre qu'aucun autre texte ni aucun principe général ne prévoit une telle possibilité.

 

Le Conseil d'Etat rappelle par ailleurs que si les détenus peuvent se prévaloir de l'ensemble des libertés fondamentales, leur exercice en prison est nécessairement subordonné aux contraintes liées à la détention. En particulier, la liberté de réunion ne leur est pas ouverte. En revanche, il leur est possible d'exercer leur liberté de suffrage en votant par procuration. La suite :

 

http://www.conseil-etat.fr/ce/actual/index_ac_lc0512.shtml

 

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SOCIAL - PROCEDURE

 

Sur le site des dépêches du Juris-Classeur, le commentaire d’un arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 17 mai 2005, (n° 03-43.195 P, B. c/ Sté Trans service international : Juris-Data n° 2005-028452.) : La valeur de l'écrit dans une procédure orale.

 

Il était fait grief à l'arrêt attaqué (CA Paris, 4 mars 2003) d'avoir constaté le désistement de la société Trans service international et d'avoir déclaré irrecevable la demande reconventionnelle de M. B. au motif pris de la violation des articles 455 et 395 du nouveau Code de procédure civile et R. 516-16 du Code du travail. « Mais attendu que la cour d'appel qui a constaté que la société Trans service international s'était désistée de sa demande par lettre du 6 mars 2002 parvenue à la juridiction antérieurement à l'audience en a exactement déduit, répondant aux conclusions en les écartant et sans se contredire, que ce désistement avait immédiatement produit son effet extinctif avant l'ouverture des débats et qu'ainsi la demande reconventionnelle de M. B. était nécessairement postérieure dès lors qu'elle n'avait pu être valablement formulée qu'à l'audience en raison du caractère oral des débats ; que le moyen n'est fondé en aucune de ses branches »… La suite :

 

http://www.lexisnexis.fr/depeches/index2.jsp?date_new=2005-06-01&url_key=/data/30052005/30052005-111855.html&jour_jo=Mercredi

 

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SECTES - ACTES ADMINISTRATIF

 

Sur le site des dépêches du Juris-Classeur, Légalité des circulaires relatives à la lutte contre les atteintes aux personnes et aux biens commises dans le cadre des mouvements à caractère sectaire (CE, 18 mai 2005, n° 259982, Assoc. spirituelle de l’église de scientologie d’Île-de-France, Assoc. spirituelle de scientologie Celebrity Centre. JCP A 2005, act. 235, par M.-C. Rouault).

 

Le Conseil d'État vient de rejeter le recours en annulation formé par deux associations de scientologie contre le refus implicite du garde des Sceaux d'abroger les circulaires du 29 février 1996 et du 1er décembre 1998, ces circulaires ne contenant aucune disposition à caractère législatif ou réglementaire et n'émanant pas d'une autorité incompétente… La suite :

 

http://www.lexisnexis.fr/depeches/index2.jsp?date_new=2005-05-30&url_key=/data/27052005/27052005-140616.html&jour_jo=Lundi

 

 

 

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3 - SUR LE NET

 

 

DROIT D’AUTEUR - P2P

 

Sur le site 01net., lire l’article de Arnaud Devillard : Poussées de lobbying avant le débat sur les droits d'auteur.

 

La directive Droits d'auteur et droits voisins arrive à l'Assemblée nationale le 31 mai. L'Adami défend une nouvelle fois son projet de licence légale visant à rémunérer les artistes téléchargés en peer-to-peer.

 

 

C'est l'argument massue : un sondage Ipsos réalisé pour l'Adami, société de gestion de droits des artistes et musiciens interprètes, révèle que 83 % des internautes seraient prêts à payer une redevance prélevée sur leur abonnement à Internet pour utiliser légalement les plates-formes d'échange de fichiers de type eMule ou Kazaa. En moyenne, par mois, 5,20 euros pour de la musique et 9,10 euros pour de la musique et des films. Et ça tombe bien, parce que c'est exactement le projet soutenu par l'Adami, celui d'une licence globale (auparavant appelée licence légale ) pour rémunérer les artistes, qui ne perçoivent rien sur la circulation de leurs oeuvres en peer-to-peer, mais aussi sur les blogs, les messageries instantanées, voire les boîtes aux lettres électroniques à grande capacité (type Gmail). La suite :

 

http://www.01net.com/editorial/278662/loi/poussees-de-lobbying-avant-le-debat-sur-les-droits-d-auteur/

 

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INFORMATIQUE ET LIBERTE

 

A noter, sur le site de la CNIL : Passage rapide de la frontière : l’avis de la CNIL sur le dispositif expérimental "PEGASE" .

 

Un décret paru au Journal officiel du 28 mai 2005 autorise l’expérimentation d’un dispositif de passage rapide de la frontière à l’aéroport de Roissy, « PEGASE », basé sur le contrôle des empreintes digitales des voyageurs inscrits au programme. La CNIL, dans son avis du 10 février 2005, avait admis la création, à titre expérimental, d’une base centrale de ces empreintes digitales, compte tenu du caractère facultatif de l’adhésion au programme.

 

http://www.cnil.fr/index.php?id=1828&news[uid]=261&cHash=1f8857f2be

 

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Sur le site de la CNIL, La Cour d’appel de Paris condamne un expéditeur de courriers électroniques non sollicités dont la CNIL avait dénoncé les agissements et qui avait été relaxé en première instance

 

Par un arrêt du 18 mai 2005, la Cour d’appel de Paris a condamné le dirigeant d’une société pratiquant l’envoi massif de courriers électroniques publicitaires non sollicités qui était poursuivi pour collecte déloyale de données nominatives. Conformément à la position de la CNIL, la Cour a estimé que la collecte d’informations sur des sites publics est déloyale quand ces informations sont utilisées sans rapport avec l’objet de leur mise en ligne et sans l’accord des intéressés.

 

http://www.cnil.fr/index.php?id=1826&news[uid]=259&cHash=431c1bc851

 

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Sur le site de la CNIL, La CNIL publie un dossier d’ensemble sur les transferts internationaux de données

 

La loi du 6 août 2004 a introduit dans la loi « informatique et libertés » des règles précises pour encadrer les transferts de données vers des pays n’appartenant pas à l’Union européenne et n’ayant pas un niveau suffisant de protection de la vie privée, des libertés et des droits fondamentaux. La CNIL publie aujourd'hui sur son site un dossier sur ce thème, présenté sous forme de « questions / réponses ». Ce dossier a vocation à répondre à l’ensemble des questions que se posent les responsables de traitement dans l’encadrement de projets informatiques comportant des transferts internationaux.

 

http://www.cnil.fr/index.php?id=1827&news[uid]=260&cHash=7602927afe

 

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SECRET MEDICAL

 

Sur le site juritel,  Lire l’article de Soliman LE BIGOT, LBM Avocats : LE SECRET MÉDICAL  ET  L’INFORMATISATION DES DONNÉES DE SANTÉ.

 

D’aucuns considèrent encore que le secret constitue la face noble de l’opacité. Qu’en reste-t-il aujourd’hui , alors même que la transparence et le droit à la sécurité semblent devenir des impératifs de plus en plus exclusifs de toute liberté individuelle qu’accompagne le droit à l’oubli ? Il s’en est fallu de peu pour que la loi sur la criminalité récemment votée ne contienne pas un article disposant que désormais les médecins et les journalistes ne pouvaient plus opposer « l’obligation au secret professionnel » pour échapper à une réquisition émanant d’un officier de police judiciaire… La suite :

 

http://www.juritel.com/Liste_des_chroniques-1071.html

 

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DROITS DE L’HOMME

 

Sur le site du Monde, lire l’article sous la plume de Piotr Smolar : Ouverture d'une instruction sur la détention des Français de Guantanamo

 

Les juges français ont décidé de plonger dans le trou noir juridique de Guantanamo (Cuba), quitte à s'exposer à des tensions avec les Etats-Unis. L'arrestation et le caractère arbitraire de la détention de sept ressortissants français sur la base militaire américaine vont faire l'objet d'une information judiciaire. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris en a décidé ainsi, mercredi 1er juin.

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-657352@51-657463,0.html

 

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PROCEDURE ADMINISTRATIVE - COMMUNICATION ELECTRONIQUE

 

Sur le site Servicedoc.info, l’article sous la plume de Stéphane Cottin : Communication des mémoires en défense par voie électronique devant le Conseil d’Etat (expérimentation)

 

On trouvera au J.O. du 31 mai 2005 un décret concernant l’expérimentation de l’introduction et de la communication des requêtes et mémoires et de la notification des décisions par voie électronique devant le Conseil d’Etat.

 

On remarquera que cette expérimentation est limitée aux seuls avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, et uniquement au contentieux fiscal, et encore, uniquement les pourvois en cassation.

 

A noter que ce texte n’est pas publié dans la version papier du JO, et n’est présent que dans la version électronique. Logique.

 

Je signale ce texte, après celui-ci (plus important) Arrêté CNIL traitement de données nominatives concernant les activités contentieuses des juridictions administratives parce que je pense (je viens de vérifier sur la base JORF) que c’est la première fois que les mots "Netscape" et "Internet Explorer" sont cités au JO Lois et Décrets. Quelle consécration !

 

http://www.servicedoc.info/article.php3?id_article=350

 

 

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Directeur de la publication : Nicolas CREISSON

 

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